Communiqué du peuple Mapuche: A l'occasion du voyage en France du Président de la République du Chili, Eduardo Frei Ruiz-Tagle, le Peuple indigène Mapuche fait connaitre à l'opinion internationale une grave atteinte à la Loi des Peuples Indigènes promulguée en 1993 par le Gouvernement Chilien. L'article 13 de cette Loi établit que: "Les terres définies comme Indigènes seront protègées et ne pourront pas être aliènées, saisies ni vendues, par prescription, sauf entre les communautés ou personnes indigènes d'une même éthnie." Paris, mars 1999

 

Communiqué du peuple Mapuche
Paris, mars 1999


A l'occasion du voyage en France du Président de la République du Chili, Eduardo Frei Ruiz-Tagle, le Peuple indigène Mapuche fait connaitre à l'opinion internationale une grave atteinte à la Loi des Peuples Indigènes promulguée en 1993 par le Gouvernement Chilien. L'article 13 de cette Loi établit que: "Les terres définies comme Indigènes seront protègées et ne pourront pas être aliènées, saisies ni vendues, par prescription, sauf entre les communautés ou personnes indigènes d'une même éthnie."
La Loi signale aussi qu'il suffit de l'opposition d'un des titulaires des terres pour que la transaction soit annulée. Or, depuis plusieurs mois, le Peuple Mapuche est en conflit ouvert avec le gouvernement en raison de la construction d'un barrage sur leurs terres dans la zone du haut Bio-Bio (Ralco), et par la "cession" de leurs forêts par le Gouvernement à des entreprises forestières privées qui coupent leurs arbres, sous la protection des forces de police nationales.
Les affrontements physiques, la répression brutale sévissant depuis plusieurs mois, le refus obstiné de négociation, l'étouffement de l'information, les violations de cette loi gouvernementale de 1993, constituent une violation des droits de l'homme. Pour dénoncer cette agression, un représentant du Peuple Mapuche sera reçu le 25 Mars à l'O.N.U. en SUISSE.