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Déclaration publique

CONSEIL GENERAL DES CACIQUES DU PEUPLE WILLICHE DE CHILOE

Chiloé, le 19 Février 2001

castellano


Face aux injustices que subissent aujourd’hui nos frères de la communauté williche de Llicaldad dans la commune de Castro dans la province de Chiloé, au Chili, le Conseil Général des Caciques du peuple williche expriment à l’opinion publique ce qui suit :
1. Le manque d’attention et de rapidité pour solutionner las situations difficiles que vivent notre peuple williche de Chiloé, comme c’est le cas de nos frères de Llicaldad, dénote la mauvaise volonté évidente de la part des fonctionnaires chiliens, et spécialement de la CONADI, tant que niveau national qu’au niveau des responsabilités régionales. Le manque de rapidité et de diligeance pour aborder n’importe quel problème, s’éloigne complétement de ce que Don Ricardo Lagos, actuel Président du chili avait promis à notre peuplme à Orsono alors qu’il venait d’être élu. Aujourd’hui, les autorités comme le Directeur régional de la CONADI , Nelson Lassalle, ne sont qu’une plaisanterie et un manque de considération sérieuse pour entreprendre des actions de fonds, de protection et de développement pour ceux qui font partie des peuples indigènes de la région.

2. Dans l’actualité se sont les autorités de la CONADI elles-mêmes qui empêchent le développement de notre peuple, répandant de fausse rumeurs à quiconque entreprend un travail avec eux ; tout comme ce qui se passe depuis le mois d’août avec les statuts qu’ils doivent émettre concernant la personnalité jurdique de notre organisation utilisant pour cela toutes les pièges bureaucratiques dont disposent leurs fonctionnaires, et en particulier ceux en charge du programme de Défense Juridique de la CONADI.

3. En ces temps présents, dans les faits, la CONADI s’est transformée en une espèce de tribunal pour les indigènes williche de Chiloé et a cessé d’accomplir son rôle en tant que Corporation du Développement Indigène créé par la Loi. Aujourd’hui ces mêmes fonctionnaires qui n’ont pas le temps de répondre aux problèmes urgents d’usurpation et de destruction du milieu écologique que les multinationales font dans nos communautés, trouvent le temps de gêner et d’intervenir dans les organisations indigènes. Et pendant que les usurpateurs dénoncent notre peuple ou tentent de nous expulser, ces mêmes fonctionnaires n’ont pas le temps, ni les moyens minimum pour défendre les indigènes ; Ils ont le temps pour discréditer négativement les williche de Chiloé, atteindre à nos droits de l’homme, et décider qui est indigène et qui ne l’est pas, allant même jusqu’à des niveaux extrêmes comme nier leurs conditions d’indigènes aux Longkos williche dont l’existence est consacrée dans la Loi Indigène Chilienne elle-même.

4. La profonde crise éthique, morale et institutionnelle que représente aujourd’hui la CONADI pour notre peuple nous pousse à exiger des autorités provinciales, régionales et nationales qu’ils assument la situation comme un problème au cœur de l’Etat. Nous demandons aux autorités de la Région et au Président Lagos lui-même que soit redéfinie en profondeur non seulement la composition de la CONADI mais également leur rôle qui lui imcombe auprès des indigènes. Dans cette requête dont nous estimons qu’il est du devoir de l’Etat d’y répondre, nous exprimons également l’urgente nécessité d’aborder avec sérieux les solutions aux problèmes d’usurpation des terre, d’autant plus que cela fait presque 8 ans que nous poursuivons cette lutte sans entrevoir la moindre décision responsable pour notre peuple. Au contraire nous constatons des actions diffamatoires telles que le retard pris pour répondre à la moindre demande émanant de nos communautés sur des thèmes urgents telles que les usurpations, la contamination des fleuves, les mares et les lacs que créent les multinationales dans nos territoires et qui sont faites en plein jour au-delà des lois chiliennes.
 

5. Finalement nous désirons en appeler à l’attention de tout le pays, à toutes les personnes de bonne volonté, que sont pour la défense de la Vie et des droits de l’homme pour les indigènes, afin que le 25 février ils se rassemblent au camp cérémonial de Mollco dans la commune de Quellon, Ce même endrooit qui doit être transformé en complexe touristique par un entrepreneur particulier au vue et au su de la CONADI ; pour qu’ils participent avec notre peuple à la demande à Chao Guenechen du fond du cœur de la Mapu Nuke (La terre mère).

Dans notre Mapu Nuke (terre mère) nous irons nous ressourcer et trouver la force pour résister à l’invasion. Notre Mapu Nuke (terre mère) réclame sa défense et trouvera toujours ses enfants pour la défendre. Il est temps de mettre un terme aux atteintes à la vie de notre peuple, aux destructions de nos forêts , fleuves, mers et lacs de Chiloé. Il est temps que les représentants du Gouvernement arrêtent de considérer notre peuple comme leur pire ennemi et assument la vraie dette qu’il ont envers la vie des williche de Chiloé , ainsi qu’avec la vie de la plupart de nos peuples frères avec lesquels nous cohabitons dans un pays appelé Chili.

CONSEIL GENERAL DES CACIQUES DU PEUPLE WILLICHE DE CHILOE
cacikeswilliche@123mail.cl

Traduction à Paris: Laurence Domoaukafé