Centro de Documentación Mapuche Documentation Center

Mapu Domuche Newen

Femmes avec la Force de la Terre

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Les femmes Mapuche-Pehuenche et leurs amis s’opposant au méga projet Ralco faisons la déclaration suivante:
 
Le jeudi 8 mars sera rendu par les Tribunaux, le jugement sur la reqûete de nullité de la Concession Electrique à Endesa, ce qui n’est pas rien, puisque c’est les arrêtés de ce jugement détermineront laquelle des Lois prévaut sur l’autre : La loi Indigène qui avait été édictée durant le gouvernement Démocratique de Concertation de Patricio Aylwin, ou bien la Loi Electrique qui a été imposée durant la Dictature Militaire. Nous croyons que la Loi Indigène est l’unique reconnaissance que l’état chilien a autorisé aux peuples indigènes dans leur droit légitime à exister et pour cette raison, nous espérons que cette cause importante soit favorable à notre peuple Mapuche-Pehuenche, et que dans la pratique soit autorisée l’annulation définitive de la concession électrique à ENDESA.
Aujourd’hui, notre peuple se voit menacé et les femmes pehuenche refusons de donner nos terres ancestrales pour qu’elles soient inondées, quand bien même ENDESA et le gouvernement voudraient les en exproprié illégalement. C’est pour cette raison que nous dénonçons une fois de plus le Projet Ralco qui est un Projet de Génocide, qui a vu le jour à travers l’usage de nombreuses irrégularités et par l’abus et la violation des Droits de l’Homme.

 

ENDESA, maintient illégalement ses travaux –malgré que ne soit pas encore connue le verdict juridique- comme méthode de pression autant sur la justice que sur nos communautés qui sont entrées en résistance. L’impunité dans laquelle a agi ENDESA a cédé le pas tout au long du procès. Récemment ils ont procédé à la profanation d’un de nos cimetières pehuenche ce qui est un atteinte directe à la dignité de nos peuples et par là-même de nos ancêtres. Cela démontre les compromissions du gouvernement avec les gros capitaux étrangers qui portent préjudice à notre peuple.
 

Nous voulons et nous devons dénoncer que l’extermination du Peuple Nation Mapuche Pehuenche de la zone géographique de l’Alto Bio Bio a pour responsables directs ENDESA-Espagne, CONCERTATION, EDUARDO FREI, RICARDO LAGOS, et enfin, ce qui n’est pas moins important CONADI.

Ces graves atteintes nous ont amenés à exposer les faits et à exiger immédiatement du Président Lagos :
 

1. Qu’il sollicite de la Commission des Droits de l’Homme de la OEA une révision compléte du Cas Ralco dans la mesure où cela représente des violations réïtérées aux Droits de l’Homme.
2. Qu’il ordonne immédiatement l’arrêt total des travaux de construction de la Centrale Hydraulique Ralco jusqu’à ce que la nouvelle enqête soit rendue publique.
3. Qu’il ordonne l’indemnisation de tous les travailleurs pehuenche qui vont se retrouver renvoyés du fait de l’arrêt des travaux afin d’en éviter la récupération politique dans l’intérêt d’ENDESA.
A travers ce communiqué, nous désirons également faire part de notre appui et de notre solidarité à toutes les luttes de notre peuple, et plus spécialement à nos frères et sœurs pehuenche de l’Alto Bio Bio, secteur de Queuco qui luttent pour la récupération légitimes de leurs terres ancestrales TRAPA-TRAPA, MALLA MALLA et CAUNICU.
Enfin, nous déclarons que le mercredi 7 février à partir de 21h00 jusque dans la matinée du jeudi 8 mars les femmes pehuenche et leurs amis, les représentants de divers organisations sociales, étudiantes, écologistes et indigènes réaliseront une grande VEILLEE face aux Tribunaux de Justice, dans l’espoir que le Jugement reconnaisse la cause de Nullité de la Concession Electrique. Dans ce but nous espérons que tous nos frères et sœurs se joignent à la lutte afin qu’ainsi avec L’UNITE de notre peuple nous disions.. NON A RALCO ! ! !
MARRI CHI WEU

Mapu Domuche Newen et Pehuenche contre le barrage Ralco de l’Alto Bio Bio

Nicolasa Quintreman Calpan, Berta Quintreman Calpan, Rosario Huenteao, Hilda Riquelme Huenteao, Ana Treca, Francisca Treca, Sara Imilmaqui Aguas et Antolin Curriao.
 

Traduction en français par Domoaukafé/laurence – A paris le 9 Mars 2001